Murmures from Schöneberg

septembre 25, 2016

Au revoir Berlin

Filed under: Vie quotidienne — valerieberlin @ 13:11

Dimanche dernier, je suis allée voter pour la seconde fois pour les élections municipales berlinoises.

Le résultat donne le vertige car l’AfD, en gros les potes du Front National, ont fait 14,1 % !!! Sur des thèmes sécuritaires en agitant la peur de l’étranger. Je me demande bien quels sont les problèmes de sécurité à Berlin…

Et ici aussi, tous les grands partis ont chuté vertigineusement. De quoi s’interroger…

Bon mais Berlin sera désormais géré par une coalition rot-rot-grün (SPD-Die Linke-Die Grünen). J’espère donc que ma ville d’adoption gardera ce charme fou qui m’a rendu la vie si belle pendant six ans.

Je suis sur le départ. Retour à Paris (snif, snif et re-snif !!!). Ce blog s’arrête donc là. Merci chères lectrices et chers lecteurs de votre fidélité pendant ces six années.

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juin 12, 2016

Monika Maron

Filed under: Littérature — valerieberlin @ 16:55

Vendredi dernier, je suis allée à l’anniversaire de Monika Maron. Elle a eu 75 ans début juin et Christiane Fritsch, la fantastique libraire du Buchladen Bayerischer Platz (librairie située à Schöneberg), avait décidé de célébrer l’événement. Monika Maron vit également à Schöneberg.

Je ne sais pas si vous connaissez Monika Maron. Moi, je ne la connaissais pas avant de m’installer en Allemagne.

Monika Maron est née le 3 juin 1941 à Berlin. Sa mère, Hella Iglarz, ne put épouser le père de son enfant du fait des lois raciales de Nuremberg. Son père, Pawel Iglarz, était en effet un juif converti (déporté et tué en 1942) ce qui faisait d’elle une demi-Juive. Dans son livre « Pawels Briefe », Monika Maron rend hommage à son grand-père.

Après la guerre, mère et fille vivent à Berlin-ouest jusqu’à ce qu’Hella rencontre Karl Maron, un communiste, fonctionnaire du SED qui sera ministre de l’intérieur de 1955 à 1963. Hella l’épouse en 1955 et Monika prend le nom de son beau-père. La famille nouvellement créée déménage à Berlin-est.

Après son Bac (1959), Monika Maron travaille un an comme fraiseuse dans une usine de constructions aéronautiques près de Dresde. Elle donne naissance à son fils Jonas en 1961 puis entreprend des études de théâtre. Elle travaille comme journaliste au début des années 70 et en 1976 s’installe comme écrivain à Berlin-est.

Son premier roman « Flugasche » ne sera pas publié en RDA, mais le sera en Allemagne de l’ouest en 1981. Il dénonce la pollution environnementale en RDA.

Contactée par les services de renseignements de RDA, Monika Maron refusera assez vite toute collaboration et fera l’objet d’une surveillance permanente à partir de 1978.

En 1988, elle passera à l’ouest avec son mari et leur fils commun Jonas.

Peu de livres de Monika Maron sont traduits en français. Il me semble que l’on peut trouver « Animal triste » qui connut un franc succès de ce côté-ci du Rhin.

Mon préféré (pour l’instant) reste « Geburtsort Berlin », un vibrant hommage à Berlin, qui me fait à chaque fois pleurer, moi qui suis aussi complètement amoureuse de ma ville d’adption.

Après la lecture d’extraits de ses livres, Monika Maron a reçu les fleurs que certains lui avaient apportées pour son anniversaire et a dédicacé des livres. Je suis allée la voir pour faire signer un de mes livres, mais surtout pour lui dire quelque chose qui me tenait à coeur depuis longtemps.

Je voulais lui dire que ses livres avaient ouvert en moi le plaisir de lire en allemand. Avant eux, je lisais, certes, mais n’éprouvais pas vraiment cette délectation comme quand je lis dans ma langue maternelle. Ses livres ont changé les choses.

Je crois que mes mots lui ont fait plaisir. Elle a dit « Oh wie schön » avec un merveilleux sourire !

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avril 5, 2016

Labskaus

Filed under: Gastronomie — valerieberlin @ 18:47

Lors d’un récent voyage dans l’état-région du Schleswig Holstein, nous avons fait une halte dans sa capitale, Kiel, que nous avons visitée agréablement. Kiel se trouve à l’entrée d’un canal qui relie la mer Baltique à la mer du Nord. Un grand port d’où partent de nombreux ferries, notamment vers la Scandinavie. Il fut plaisant de flâner sur le port, réchauffés par les rayons du soleil de printemps. Kiel fait partie de ces villes complètement détruites pendant la guerre. Inutile de chercher la vieille ville donc. Nous avons fait un saut à la Kunsthalle, un bien joli musée. Pour finir, nous avons découvert un quartier très, très sympa, qui nous a un peu rappelé Berlin. Je ne connais pas le nom du quartier, mais il se situe autour de la Holtenauer Str. A ne pas manquer : Philine, une jolie boulangerie française et Ann, un excellent restaurant japonais.

A propos de restaurant, nous avons dîné dans un établissement qui proposait de la cuisine allemande et notamment un plat dont on m’avait parlé depuis longtemps, le Labskaus, consommé dans le nord de l’Allemagne et en Scandinavie. Courageuse comme je suis, j’ai conseillé à ma moitié de le commander, « toi qui aimes tant les betteraves ».

Well, c’est une expérience unique ! Unique parce que si j’ai bien compris, on ne souhaite pas la renouveler (c’est un peu comme avec la Curry Wurst).

Alors de quoi s’agit-il ? C’est à l’origine un plat de marins. Sur les bateaux, chaque matelot recevait une ration de viande en saumure (gepökelter Fleisch). Comme le scorbut affectait les dents des marins, il était courant de mouliner la viande.

Le Labskaus est donc un plat constitué de viande de boeuf en saumure, de betteraves rouges marinées, de concombres en saumure, d’oignons et de harengs. Le tout est passé au hachoir puis cuit à l’étuvée dans de la graisse de porc et dans l’eau  des concombres. On ajoute ensuite des pommes de terre cuites à l’eau écrasées.

Le Labskaus est servi accompagné de rollmops ou de filets de hareng (Bismarckhering). Mais le top du top c’est l’oeuf sur le plat posé dessus ! C’est vraiment le truc en trop apparemment.

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mars 22, 2016

Weidenkätzchen

Filed under: Botanique — valerieberlin @ 15:28

Les Weidenkätzchen sont des petits chatons ovoïdes produits par le saule. Ils sont d’abord recouverts de poils soyeux d’un blanc argenté avant de laisser apparaître des petites fleurs jaunes.

En Allemagne, on cueille des branches soit le dimanche des Rameaux (Palmsonntag) soit le jeudi saint (Gründonnerstag) que l’on dispose dans un vase. Ces branches ornées de chatons seront décorées le samedi saint avec des oeufs de Pâques multicolores.

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mars 13, 2016

Berlin Méditerranée

Filed under: Médecine, Vie quotidienne — valerieberlin @ 19:58

J’ai lu ce week-end une interview du Docteur Mazda Adli, psychiatre et chercheur à la Charité.

Mazda Adli est né en 1969 à Cologne et a passé son enfance entre Cologne, Téhéran, San Francisco, Vienne et Paris. Il vit à Berlin depuis 1997. En 2015 il a créé le groupe de recherche « Neurourbanistik » composé de neuroscientifiques, d’urbanistes et d’architectes qui étudient l’influence de la vie citadine sur nos émotions et notre comportement.

Le risque de souffrir de dépression, voire de schizophrénie serait plus élevé dans les grandes villes que dans les campagnes. Or, les villes sont en expansion. Un homme sur deux est actuellement citadin. On prévoit qu’en 2050, les villes hébergeront les deux tiers de la population mondiale. Il est donc urgent de comprendre en quoi la ville génère du stress.

D’après ces chercheurs, la combinaison « forte densité de population + isolement social » est potentiellement pathologique. Exemple : tu te sens seul au monde dans ta ville, mais tu entends la télé de tes voisins inconnus sans pouvoir te soustraire au bruit.

Il est donc très important de se relaxer et par moments de ne rien faire pour permettre à notre cerveau de faire le tri dans nos pensées et nos émotions. Attention au Freizeitstress (stress des loisirs) qui est celui généré par le trop d’offres culturelles ! Je suis stressée car je ne sais pas choisir entre la soirée théâtre, la lecture du dernier roman de Juli Zeh ou le concert de Nina Hagen. Et surtout  j’ai TRES peur de manquer quelque chose. Ben dis donc, y’en a qu’ont de vrais problèmes.

Bon à Berlin on est tranquilles côté densité de population : 3,5 millions d’habitants sur 892 km2 et ça depuis des lustres. Côté détente, on sait faire aussi : parcs à gogo, terrasses de café vous tendant les bras au moindre rayon de soleil, plus de 200 cours de yoga et j’en passe.

Pour Mazda Adli, Berlin offre même une « vie méditerranéenne ». Alors là, j’avoue qu’il est fort ! Si, si, une vie qui se déroule beaucoup à l’extérieur (c’est vrai) et qui fait que nous entrons plus facilement en contact avec nos semblables.

Cette semaine, le journal Bild nous disait de plus que c’est à Berlin qu’il a plu le moins en 2015 en Allemagne. Deux fois moins que dans le Schleswig-Holstein où je pars prochainement pour quelques jours…

Bon début de semaine et comme on dit en allemand « immer mit der Ruhe » = y’a pas l’feu.

mars 7, 2016

Lüftlmalerei

Filed under: Art, Culture — valerieberlin @ 18:57

Lors d’un récent séjour en Bavière, j’ai découvert la Lüftlmalerei.

La Lüftlmalerei désigne une technique de peinture sur les murs extérieurs des maisons, semblable au trompe-l’oeil. La Lüftlmalerei se rencontre en Haute-Bavière, dans la région du Werdenfelser Land (autour de Garmisch-Partenkirchen) et au Tirol.

L’origine du mot est controversée. Pour certains, le terme dériverait du nom de la maison natale du peintre Franz Seraph Zwinck (1748-1792), « Zum Lüftl ». Franz Seraph Zwinck est en effet LE grand Lüftlmaler, originaire de la petite ville d’Oberammergau.

Les thèmes de cette peinture sont variés : les saints patrons, les motifs bibliques, les cadrans solaires ou les thèmes classiques de la vie paysanne pour ne citer que les principaux.

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mars 1, 2016

Is mir egal

Filed under: Vie quotidienne — valerieberlin @ 22:13

Voici la nouvelle pub du BVG (Berliner Verkehrsbetriebe), la société berlinoise de transports en commun, qui passe en ce moment au cinéma.

Elle s’intitule « Is mir egal », « ça m’est égal », un véritable hymne à la tolérance de ma ville adorée. « Les hommes à cheval, ça m’est égal…un homme sur un homme, ça m’est égal…un déménagement (dans le métro), ça m’est égal…des femmes à barbe, ça m’est égal… ». La seule chose qui n’est pas égale c’est de ne pas acheter de billet.

A la fin, il est écrit : « Nur wir lieben dich so wie du bist ». « Nous t’aimons tel que tu es ».

A quand le même humour à la RATP ? Berlin I love you sooooooo !

janvier 26, 2016

Närrisch im Büro

Filed under: Société — valerieberlin @ 19:39

Samedi dernier, j’ai lu avec délectation dans le cahier emploi de mon quotidien berlinois un article intitulé « Närrisch im Büro », autrement dit « Maboul au bureau ».

Le carnaval approche à grands pas. Nous ici à Berlin, ça nous laisse de glace vu qu’on pratique pas mais en Rhénanie c’est autre chose.

Le sous-titre de l’article était : « Karneval : Was erlaubt ist ». Carnaval : ce qui est permis.

C’est ainsi qu’un juriste, spécialisé dans le droit du travail, répondait avec le plus grand sérieux à trois questions manifestement essentielles en cette période de folie carnavalesque.

Première question : Darf man den Umzug im Radio anhören ? A-t-on le droit de suivre à la radio le défilé du carnaval ?

Sur le principe, écouter la radio au boulot est autorisé à condition que cela n’empêche pas de faire son travail correctement. Puisque le risque est grand d’être déconcentré lorsque l’on écoute les défilés du carnaval, mieux vaut demander l’autorisation au chef. Sinon, ça risque de chauffer. Exception : s’il est habituel dans votre boîte de suivre les défilés à la radio, pas la peine d’obtenir une nouvelle fois la permission du boss.

Deuxième question : Ist es erlaubt, mit Kostüm zur Arbeit zu gehen ? Est-ce permis de venir costumé au travail ?

Réponse : L’employeur ne peut contester la tenue d’un employé. C’est l’affaire de ce dernier. Sauf s’il est en contact avec des clients. Dans ce cas, il doit, là aussi, demander l’autorisation de son supérieur. Pas de nez rouge au guichet de la banque donc.

Troisième question : Kann man Sekt im Büro aufmachen ? Peut-on ouvrir une bouteille de Sekt (vin mousseaux) au bureau ?

L’employeur se doit d’interdire expressément la consommation d’alcool. S’il ne l’a pas fait, il l’a dans le baba et il est alors permis de boire un ou deux verres tant que la productivité ne s’en ressent pas.

J’attendais une autre question qui ne figurait pas dans l’article. Est-ce permis de couper la cravate du chef ? C’est en effet la tradition de la Weiberfastnacht. Les femmes coupent alors les cravates des hommes en signe de révolte, la cravate étant le symbole du pouvoir masculin. En contrepartie, les messieurs castrés au niveau du col reçoivent un bisou.

janvier 18, 2016

Que s’est-il passé depuis Silvester ?

Filed under: Actualité — valerieberlin @ 20:54

Cette année, nous avons passé la Saint-Sylvestre à Berlin. Comme l’année dernière d’ailleurs, sauf que cette année, nous étions invités, ce qui signifie circuler a minima dans cette ville qui ressemble alors à Beyrouth. Fort heureusement, nous sommes restés dans le quartier.

Après la guerre                                                                                    Après la guerre

A chaque nouvelle année son lot de découvertes. L’année dernière, c’était le Glücksklee

20160102_132557cette année  le Knallbonbon, une sorte de papillote à partager à deux. Chacun tire sur un côté du Knallbonbon (comme avec le sot l’y laisse) qui se rompt en poussant un claquement (Knall) dévoilant un petit papier sur lequel est inscrite une histoire drôle pas drôle. Oui, l’humour ne franchit pas toujours les frontières.

A minuit, feu d’artifice ! Une heure de pétaradage en bonne et due forme. Figurez-vous que les gens achètent pour plusieurs centaines d’euros de pétards et fusées. Le défouloir est autorisé à Berlin entre le 31 décembre 18 heures et le 1er janvier 7 heures du mat. L’exercice s’accompagne chaque année d’un cortège de bras cassés, mains arrachées, yeux brûlés car certains tirent vraiment n’importe comment et n’importe où.

Ce fut le cas sur l’esplanade de la gare centrale de Cologne où un millier d’hommes réunis pour l’occasion ont balancé des Böller (pétards) sur la foule. La police est intervenue et a fini par faire évacuer les lieux, paraît-il. Le rapport de police a conclu à « une nuit globalement calme ».

Sauf qu’en vrai, les forces de police ont été totalement débordées. On voit en effet ici très peu de police, sauf dans certaines manifs sensibles, genre en rapport avec Israël, où là il y a un policier pour un manifestant. Mais sinon, c’est plutôt comme dans un village. Et c’est bien ainsi.

Le 2 janvier, à peine remis du réveillon, on a tous écarquillé les yeux en lisant dans la presse qu’environ 500 femmes avaient été agressées. On s’en est pris à leur porte-monnaie, à leur nénés, à leurs fesses, voire à leur foufoune, puisqu’on a enregistré deux viols. Oui on a écarquillé les yeux car là encore, c’est pour le moins inhabituel.

En 5 ans passés dans ce pays, je n’ai pas une fois été importunée par un homme. Ce n’est pas uniquement dû à mon âge avancé puisque dès que je retourne à Paris, je dois me fader des connards de garçons de café qui se sentent obligés de s’adresser à la gente féminine par un « Qu’est-ce qu’elles veulent les filles ? ». Je vous passe ceux qui vous suivent dans la rue ou vous mettent la main quelque part pour vous montrer qu’ils sont des mecs, des vrais. Beurk !

Donc, je vous le dis, après les événements de Cologne, c’était la sidération. Mon amie B. m’a confié avoir des envies de castration. Je partage.

Sauf que là où ça tourne au vinaigre c’est que très vite après ces incidents, on a commencé à lire dans les journaux que les agresseurs étaient de « nordafrikanischer und arabischer Herkunft », d’origine nord-africaine et arabe. C’est bizarre quand même, je suis plutôt une grande lectrice de presse et je n’ai pas souvenir d’avoir vu des phrases du type  « Deux Allemands ont cambriolé une superette » ou « Trois Français ont violé une jeune fille » ou « Un hétéro a été agressé la nuit dernière ». Komisch !

Donc l’affaire a mis le feu aux poudres puisque des demandeurs d’asiles ont été identifiés parmi les Arschlöcher (trous d’uc) qui s’en sont pris aux femmes. Ca fait jamais que quelques dizaines de types sur 1 million de réfugiés accueillis par ma Wahlheimat (mon pays d’adoption) dont je suis hyper fière !

Dans la série « Berlin est la ville la plus cool du monde, voici quelques photos de Berlin après Silvester ».

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décembre 29, 2015

Weihnachtsgans

Filed under: Vie quotidienne — valerieberlin @ 18:27

20151225_203907Cette année, nous avons passé Noël à Berlin. Comme l’année dernière d’ailleurs. Mais chaque nouvelle année apporte son lot de découvertes.

L’année dernière, nous avions assisté avec une amie allemande à la messe de minuit (Gottesdienst), histoire de voir. Schöneberg étant notamment le quartier gay et les gays de Schöneberg étant plutôt cuir, les bancs de l’église étaient assez colorés, enfin bunt. Le 24 au soir, am Heiligabend, on s’offre les cadeaux et puis on dîne d’un repas léger, traditionnellement ein Kartoffelsalat mit Würstchen – une salade de pommes de terre avec des petites saucisses. Ensuite, on se rend à la messe de minuit si on le souhaite.

Cette année, nous étions invités le 25 au soir chez des amis allemands. Je tiens à leur exprimer ici  toute ma gratitude car le 25 est le jour le plus important et se fête normalement en famille. Nos amis étant d’une belle générosité, nous avons eu l’immense honneur d’être intégrés à la famille. Vielen Dank ! Le 25 est appelé erster Weihnachtstag. Le 26 (zweiter Weihnachtstag) est également férié dans toute l’Allemagne.

Ils nous ont régalé d’une oie (Weihnachtsgans) de cinq kilos qui avait séjourné quatre heures dans le four. Attention, le maître de maison est fils de boucher donc ça ne rigole pas. « A point » (dans le texte) était l’oie, c’est une question d’honneur. Ils nous ont raconté qu’une de leurs cousines était végétarienne (une hérésie pour le reste de la famille). Lors d’un repas de Noël, elle a réclamé un plat vegan et on lui a servi des légumes avec un peu de viande quand même ! Ils seraient depuis brouillés…

Accompagnée de chou rouge maison, de pommes de terre vapeur, de compote de pommes et de confiture de fruits rouges, la délicieuse oie a comblé nos papilles. Alors que tout le monde était satt (repus), nous avons dégainé les bûches, achetées au stand Lenôtre du KadeWe. Nos hôtes étaient perplexes, impressionnés par le design mais décontenancés par le fait de devoir encore manger. Le maître de maison a déclaré à sa fille « Du weisst, wie es bei den Franzosen ist » (Tu sais comment ça se passe chez les Français) !!! Mais le pire de tout, c’est que les Français s’incrustent à table et papotent jusqu’à point d’heure alors que nos amis allemands auraient juste envie de se lever dès l’oie ingurgitée pour regarder un film ou aller se coucher. Bon je crois que nos coutumes étranges les amusent !

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Merci à vous, infiniment.

 

 

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